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Avigdor Lieberman, l'ultranationaliste russophone

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Avigdor Lieberman, l'ultranationaliste russophone

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Il s’est taillé une réputation d’homme fort dont la mission est de faire taire ce qu’il appelle “l’ennemi intérieur.” Avigdor Lieberman, à la tête d’Israël Beiteinou, un parti d’extrème droite laïc créé en 1999, se pose en sauveur d’Israël.

Il aime les formules lapidaires à l’image de ce slogan en russe, destiné prioritairement aux immigrants en provenance de Russie qui forment l’essentiel de son électorat. Le député russophone, né en Moldavie il y a 50 ans, est devenu l’une des personnalités politiques les plus controversée du pays, promettant d’agir plutôt que de parler. Son fond de commerce: les Arabes israéliens, 20% de la population, dont il exige qu’ils prouvent leur “loyauté” pour garder leur “citoyenneté”. Ancien videur de boîte de nuit, Lieberman est entré en politique il y a une dizaine d’années. Longtemps membre du Likoud, il a été chef de cabinet de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu dans les années 90 puis comme ministre dans les gouvernements d’Ariel Sharon. Aux législatives de mars 2006, il remporte 11 sièges à la Knesset et devient ministre des Affaires stratégiques. Il claque la porte du gouvernement en janvier dernier pour protester contre les négociations avec les Palestiniens. Son mot d’ordre: parvenir à une séparation maximale entre juifs et arabes et faire d’Israël un Etat ethniquement homogène. La logique va loin et le parti envisage même un échange de territoires peuplés d’Arabes israéliens contre des parties de Cisjordanie où sont installées des colonies juives. L’idée sous-jacente est qu’il n’y aura pas de paix tant qu’il y aura contact entre ces deux peuples.