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Des questions après la collision entre deux sous-marins nucléaires français et britannique

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Des questions après la collision entre deux sous-marins nucléaires français et britannique

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Comment deux sous-marins nucléaires, fleurons des forces de dissuasion britanniques et françaises, peuvent-ils se percuter au beau milieu de l’Atlantique? La collision à grande profondeur début février, entre le HMS Vanguard, ici en réparation en Ecosse, et le Triomphant, suscite un début de polémique.

L’accident rarissime, – du jamais vu côté français-, a été confirmé par les marines des deux pays qui n’ont pas donné de précision sur les causes de la collision, mais qui ont assuré qu’elle n’avait pas fait de blessés, ni mis en danger la sécurité nucléaire. Pour la marine française, les bâtiments pourraient ne pas s‘être détectés, ironie du sort, en raison d’avancées technologiques. D’après Jérôme Erulin, porte-parole de la marine française, “le sous-marin nucléaire lanceur d’engin comme le Triomphant fait moins de bruit que le bruit de fond de la mer. Il est conçu pour se fondre, se diluer dans la mer, c’est la principale efficacité de ce sous-marin et l’efficacité de la dissuasion qu’il assure.” Les deux sous-marins étant armés chacun de 16 missiles nucléaires, un responsable de la Royal Navy a estimé que l’accident aurait pu avoir «des conséquences potentielles inimaginables», évoquant notamment un risque de fuite radioactive. Les autorités des deux pays, elles, se veulent rassurantes.