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La pression de la justice américiane casse le secret bancaire suisse

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La pression de la justice américiane casse le secret bancaire suisse

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“Le secret bancaire reste intact”, assure jeudi le ministre suisse des finances, il n’empêche que l’accord signé entre le groupe bancaire suisse UBS et la justice américaine vient d’ouvrir une forte brèche dans le sacro-saint secret bancaire suisse. Cet accord prévoit la livraison par UBS de l’identité de clients américains, fraudeurs présumés du fisc de leur pays aux autorités américaines, et le versement d’une amende de 620 millions d’eurosà la justice américaine. “En tant qu’organisation, nous avons commis de graves erreurs. C’est surtout notre système de contrôle qui a complètement échoué, explique Peter Kurer, le président d’UBS. Et ce qui est pire c’est que dans certains secteurs de notre entreprise, nous avons toléré une culture qui n’a pas du tout respecté certaines lois étrangères.” La prise de conscience est générale : Gordon Brown, le premier ministre britannique s’est exprimé sur la régulation financière dans son point presse concernant l’organisation du G20 anti-crise au mois d’avril à Londres : “je fais moi-même pression depuis 10 ans pour un système de régulation et j’essaie de dire aux autres pays que ce système est essentiel dans un monde de flux globaux ou chacun peut constater les relations des banques avec différents pays. Et qu’on ne peut pas juste superviser les banques à un niveau national, vous devez réguler leurs activités dans le monde entier”. Le premier ministre britannique a fait de la lutte contre les paradis fiscaux et la mise en place d’une régulation financière efficace ses deux priorités avant le sommet anti-crise. L‘évasion fiscale dans le monde se calcule par centaines de milliards d’euros chaque année.