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L'Union européenne répète qu'elle veut parler d'une seule voix face à la crise

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L'Union européenne répète qu'elle veut parler d'une seule voix face à la crise

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Les huit chefs d’Etat et de gouvernement européens réunis ce dimanche à Berlin avec les présidents de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne pour préparer le G20 de Londres, début avril, ont voulu afficher leur unité face à la crise. A travers une succession de déclarations, ils ont affirmé leur intention de “refonder le système économique et financier mondial”. En soulignant, comme le président de l’Eurogroupe le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, que la crise actuelle était “d’une ampleur sans précédent”.

“La crise financière n’est pas encore finie et la crise économique empire, a-t-il estimé. Alors, l’Europe doit agir. Et nous ne pourrons être efficaces que si nous renforçons la coordination de nos politiques.” Jean-Claude Juncker a aussi précisé “ne pas voir de danger imminent” d’une faillite d’un Etat dans la zone euro. La chancelière allemande Angela Merkel a de nouveau plaidé pour un nouvel ordre économique mondial reposant sur une Charte. En détaillant les objectifs qu’entendent se fixer les Etats membres de l’Union européenne. “Nous nous engageons à ce que tous les marchés financiers, les produits financiers et les acteurs – y compris les fonds spéculatifs, les agences de notation et les autres – soient soumis à un contrôle et à une régulation”, a-t-elle précisé. Autre participant, le président du Conseil italien Silvio Berlusconi a mis en garde ceux qui voudraient faire cavalier seul. “Nous sommes pleinement d’accord sur la nécessité de coordonner notre réponse, a-t-il affirmé. Et nous ne devons pas céder à la tentation du protectionnisme…” Les tentations protectionnistes, un sujet qui divise les 27. En particulier depuis la décision du gouvernement français de soutenir le secteur automobile en conditionnant les aides publiques aux groupes français au maintien de leur activité en France. Le protectionnisme sera au coeur des débats le 1er mars à Bruxelles lors du conseil européen informel convoqué par la présidence tchèque de l’Union.