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Le "oui mais" des Européens à l'accueil d'anciens détenus de Guantanamo

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Le "oui mais" des Européens à l'accueil d'anciens détenus de Guantanamo

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L’Europe est prête à ouvrir ses portes aux détenus de Guantanamo, mais pose ses conditions. En réalité, les Etats membres sont très divisés, certains comme la France et l’Espagne acceptant l’idée de les accueillir au cas par cas, et d’autres comme les Pays-Bas s’y refusant. Les décisions seront donc exclusivement nationales et il y aura certainement des restrictions à la liberté de mouvement des anciens détenus. Les Européens exigeront aussi de Washington des informations complètes sur ces personnes. Depuis l’annonce de la fermeture prochaine du camp, les organisations de défense des droits de l’Homme appellent les Vingt-sept et le Canada à en accueillir une soixantaine, dont le retour au pays serait trop risqué. Le point de vue du ministre espagnol de l’Intérieur :

“Maintenant, les Etats-Unis nous demandent de coopérer et nous croyons qu’il faut leur accorder cette coopération. Deuxième point: le sujet est très complexe sur le plan juridique. Il faut l‘étudier et savoir comment on va engager cette coopération. Troisièmement, il serait bon que l’on ait une position commune européenne, mais avec la flexibilité qu’exige un tel dossier.” Les ministres de l’Intérieur se posent bon nombre de questions sur le danger que pourraient représenter ces anciens prisonniers sur leur sol. C’est donc avec la plus grande prudence et retenue qu’une délégation européenne se rendra à Washington à la mi-mars. Le dossier a beau être hautement sensible, il marque néanmoins une volonté de resserrer les liens transatlantiques, distendus par la guerre en Irak et la présidence Bush.