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Le projet Lyon-Turin désembourbé

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Le projet Lyon-Turin désembourbé

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La liaison Lyon-Turin se fera. Mario Virano, le commissaire chargé par le gouvernement italien de débloquer ce gigantesque projet, s’est rendu à Lyon pour rassurer la partie française. Cela fait une dizaine d’années que cette liaison ferroviaire à grande vitesse destinée aux passagers mais aussi et surtout au fret attend d‘être mise sur les rails. En début de semaine, Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy s‘étaient engagés à relancer le projet, resté au point mort côté italien. Mario Virano voit désormais le bout du tunnel :

“Si l’on compare la situation d’aujourd’hui, où nous sommes en train de travailler concrètement pour arriver à définir le projet préliminaire de toute la ligne Turin-Lyon depuis la frontière française jusqu’au raccordement avec la ligne Turin-Milan – et ce avec l’accord actif de la plupart des administrations locales… Si l’on compare cette situation avec le conflit social de décembre 2005, alors je crois que l’on peut être objectivement rassuré.” A l‘époque, des élus locaux et habitants de la Vallée de Suse avaient empêché le démarrage du chantier. Aujourd’hui, la situation est apaisée. Et même si des oppositions demeurent, Jean-Pierre Lacroix, du comité français de la Transalpine, se veut confiant : “J’avais suivi très attentivement les travaux considérables conduits par le commissaire Mirano, et ce qu’il a expliqué aujourd’hui était extrêmement clair. Je pense qu’il a développé un grand pouvoir de conviction et un travail dans le respect de toutes les parties prenantes. Je crois que nous aboutirons dans un calendrier compatible avec la réalisation de l’ouvrage.” Malgré les percements des tunnels côté français, tout reste à faire. Le projet définitif devra être conclu en 2012. Il faudra ensuite compter une dizaine d’années pour tracer les quelque 280 kilomètres de lignes, la facture totale étant estimée entre 15 et 20 milliards d’euros.