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Sommet de Bruxelles : non au protectionnisme, non à un plan d'aide à l'Europe de l'est

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Sommet de Bruxelles : non au protectionnisme, non à un plan d'aide à l'Europe de l'est

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Évacué, le débat sur le protectionnisme, évacuée aussi, l’idée d’un large plan d’aide aux pays européens de l’est. Ce sont deux des grandes idées qui sont ressorties du sommet européen de ce dimanche à Bruxelles.

Le Premier ministre tchèque, dont le pays préside l’Union, a assuré qu’aucun cas de protectionnisme n’a été identifié, évoquant les accusations formulées ces dernières semaines… Gordon Brown, lui, y est allé de son rappel : “Le monde entier doit se mettre d’accord, ainsi que l’a fait l’Europe aujourd’hui, sur la nécessité de rejeter le protectionnisme, qui mène à la ruine et à une plus grande récession. Nous devons respecter avec minutie et transparence les engagements que nous avons pris et nous devons faire plus pour fournir les ressources qui vont faciliter les échanges entre nos pays”. Une fin de non-recevoir a été opposée aux européens de l’est, qui craignent une Europe à deux vitesses… Ils demandaient la création d’un plan d’aide spécifique de 180 millions d’euros. “Nous avons fourni de l’aide à la Hongrie quand elle en avait besoin, explique Angela Merkel. Nous avons aussi aidé la Lettonie quand elle se trouvait dans une situation financière difficile. Cela n’aurait pas de sens maintenant de dire des généralités et il n’y a absolument aucun plan prévu comme ce que certains ont proposé aujourd’hui”. Pour venir en aide aux membres de l’est de l’Union, une solution beaucoup moins coûteuse qu’un plan d’aide a été évoquée : il s’agirait, pour les pays hors zone Euro, de faciliter les critères d’accession à la monnaie unique. Si Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe, a promis d’y réfléchir, il semble que ce n’est pas tout de suite que les règles en vigueur vont changer.