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Le calme est revenu

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Le calme est revenu

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Le calme semble revenu en Guinée-Bissau après les assassinats du président Joao Bernardino Vieira et du chef d’Etat-major des armées. Le Premier a été tué en représailles à la mort du second. Les relations entre les deux hommes étaient très tendues.

Les militaires se sont engagés à respecter les institutions démocratiques dans cettte ancienne colonie portugaise d’Afrique de l’Ouest très instable politiquement. L’intérim présidentiel est assuré par le président du Parlement. “Nous avons eu un conseil des ministres avec les chefs militaires pour s’expliquer sur ce qui s’est produit” a indiqué le Premier ministre. “Le dialogue a été franc. Je suis certain que le patriotisme dont ils font preuve va nous permettre de depasser cette crise”. Selon la Constitution du pays, une élection présidentielle doit être organisée dans les 60 jours suivant la mort du chef de l’Etat. L’Union africaine et le Portugal, ancienne puissance coloniale, ont condamné les violences. Le Secrétaire d’Etat portugais aux Affaires Etrangères assure qu’il n’est pas nécessaire pour le moment d’envoyer une quelquonque force internationale en Guinée-Bissau. Joao Cravinho : “Dans un premier temps il est important de souligner l’importance de respecter la constitution. Puis identifier la maniere dont la communauté international pourra aider à stabiliser la situation en Guine-Bissau”. Les spécialistes de Guinée Bissau estiment que l’instabilité politique est exacerbée par les cartels de la drogue qui tirent avantage de la géographie côtière du pays. Ces trafiquants auraient les moyens financiers d’obtenir la coopération de hauts responsables militaires et du gouvernement.