DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Soudan: le président crie au néo-colonialisme

Vous lisez:

Soudan: le président crie au néo-colonialisme

Taille du texte Aa Aa

Epinglé par la Cour pénal internationale, la CPI, le président soudanais crie au néo-colonialisme et se défoule sur les Ong du Darfour.

Omar el-Béchir et plus de 5000 personnes ont fustigé ce jeudi à Khartoum la décision de la Cour d‘émettre un mandat d’arrêt à l’encontre du chef de l’Etat. Et ce, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour. “Cela fait 20 ans que nous menons le combat contre les pressions politiques, économiques et le néo-colonialisme et ses instruments, à commencer par les Nations unies, le FMI, et la Cour pénale internationale qui sont à nouveau utilisés aujourd’hui pour dominer les peuples et piller leurs biens et leurs richesses”, a lancé el-Béchir. A l’Onu, à Genève, la Haut Commissaire aux droits de l’Homme a relancé l’appel au soudan à protéger les civils, le personnel onusien et les Ong partenaires. Tandis que l’ambassadeur soudanais critiquait la CPI. “L’inculpation du président el-Béchir a envoyé un mauvais message aux rebelles, et a donc compromis les initiatives et les accords précédents de paix.” Le conflit au Darfour a fait 300 000 morts, selon l’Onu. Sept chefs d’accusation ont été retenus contre el-Béchir par la Cour : meurtres, exterminations, transferts forcés de population, tortures,et entre autres, viols. Les groupes rebelles ont salué la décision de la Cour pénale internationale. L’un d’eux a estimé qu’il n‘était plus possible de négocier avec le gouvernement soudanais.