DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

La Suisse prête à des concessions pour sauver le secret bancaire

Vous lisez:

La Suisse prête à des concessions pour sauver le secret bancaire

Taille du texte Aa Aa

Combattre l‘évasion fiscale, oui. Lever le secret bancaire, non.

La Suisse a clarifié sa position hier. Le gouvernement helvétique a donné deux semaines à un groupe d’experts pour élaborer des propositions en ce sens. Le ministre des finances, Hans-Rudolf Merz espère ainsi appaiser le courroux de Bruxelles, qui songe à dresser une liste noire des pays non coopératifs en matière fiscale. “ Figurer sur une liste noire, a-t-il déclaré, n’est bon pour personne. Ni pour la place financière, ni pour l’industrie, ni pour l‘économie, ni pour le pays.” La question du secret bancaire divise l‘échiquier politique suisse. Le chef de l’opposition socialiste, Christian Levrat, a critiqué la timidité du ministre des finances. “ J’aurais attendu aujourd’hui qu’il change de stratégie, a expliquà le président du Parti socialiste suisse (PSS), qu’il passe d’un rôle passif à un rôle de leader, qu’il pose sur la table les conditions qui font que demain, la Suisse comme l’Autriche, le Luxembourg ou l’Angleterre puissent travailler en dehors d’un secret banquaire concu comme une protection aux chenapans de la planète.” Demain, le ministre luxembourgeois des finances accueillera ses homologues suisse et autrichien pour tenter d’adopter une stratégie commune sur le secret bancaire. Le fisc américain a ouvert la brêche le mois dernier en obligeant la banque suisse UBS à lui livrer le nom de quelque 300 clients soupçonnés de fraude fiscale.