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Le conflit en Irlande du Nord a longtemps rimé avec violence avant de trouver une issue politique

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Le conflit en Irlande du Nord a longtemps rimé avec violence avant de trouver une issue politique

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3500 morts entre 1969 et 1998.

Le 30 janvier 1972, c’est le Bloody Sunday. L’armée britannique tire sur une manifestation pacifique de catholiques faisant une dizaine de victimes. L’IRA, l’armée républicaine irlandaise réplique par 22 attentats à Belfast en juillet 1972 tuant là aussi une dizaine de personnes. Le tournant de la violence intervient après le terrible attentat d’Omagh perpétré le 15 août 1998 par des dissidents de l’IRA qui refusent l’accord de paix signé le 10 avril 1998. 28 personnes perdent la vie. Les tensions perdurent avec les marches de protestants orangistes et les manifestations des catholiques qui finissent souvent en heurts avec la police britannique d’Ulster. Et puis après des années de lutte armée, l’IRA consent à accepter un 1er cessez le feu dès 1994 puis engage progressivement son désarmement jusqu‘à cesser le combat le 28 juillet 2005. Entre-temps, la donne politique a changé. L’IRA a soutenu les accords du vendredi saint conclu à Belfast en 1998 entre le premier ministre britannique Tony Blair, son homologue irlandais Bertie Ahern et les partis protestants et catholiques dont le Sinn Fein de Gerry Adams. Le parlement de Stormont accueille la nouvelle assemblée provinciale élue même si elle reste longtemps bloquée par des dissensions entre catholiques et protestants. Une autre étape historique est finalement franchie en 2007 avec l’installation sous l‘égide de Londres et de Dublin d’un nouveau gouvernement partagé entre les ennemis d’hier, le protestant Ian Paisley et le catholique Martin McGuinness.