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Les provocations d'Omar el-Bechir

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Les provocations d'Omar el-Bechir

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Sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale, le président soudanais danse et chante devant ses supporters, réunis à El Facher, la capitale du Darfour, où il est arrivé ce matin.

Une attitude de défi et de mépris pour les accusations de crimes de guerre et contre l’humanité au Darfour dont Omar El Bechir est l’objet. Le chef d‘état a déjà rejeté en bloc ces accusations, rappelant que son pays ne fait pas partie du traité de la Cour Pénale Internationale. Un mandat d’arrêt a été délivré contre lui le 4 mars dernier par le procureur argentin Luis Moreno-Ocampo mais Bechir a répondu aujourd’hui que si quelqu’un voulait le combattre, “il ne devrait pas passer par les Nations Unies ou la CPI, mais venir sur le sol soudanais pour se battre”. Le président soudanais a aussi pris la décision radicale et injuste d’expulser treize ONG parmi les plus actives au Darfour, où 2,7 millions de personnes vivent dans des camps. Une décision qui va priver de nourriture, d’eau potable et de soins de santé plus d’un million de personnes, selon des responsables onusiens.