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Huit ans de retard à rattraper pour la recherche américaine

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Huit ans de retard à rattraper pour la recherche américaine

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Pendant huit ans aux Etats-Unis, chercheurs et malades ont désespéré car la recherche à partir de cellules souches embryonnaires constitue le plus grand espoir de la médecine régénératrice pour traiter ou guérir plusieurs maladies. “C’est l’un des domaines scientifiques qui évolue le plus vite, estime un médecin. Et ces dernières années, nous avons travaillé avec les mains liées”.

Les cellules souches ont beaucoup de potentiel. Prélevées sur un embryon de quelques jours, elles sont à l’origine de toutes les autres cellules. Les scientifiques pensent pouvoir les transformer en n’importe quelle cellule du corps, pour remplacer celles qui sont malades. Les patients paralysés à cause de la moelle épinière, les diabétiques et les malades de Parkinson sont en attente. “Nous ne sommes pas exhibitionnistes et nous ne demandons pas de la pitié, témoigne l’acteur Michael J. Fox, atteint par la maladie de Parkinson. Mais nous sommes déterminés à faire avancer la science”. Les embryons utilisés ont été laissés par des couples dans des cliniques pratiquant la fécondation in vitro. Mais il n’en restent pas moins des embryons, d’où l’extrême controverse qui entoure cette recherche. A ceux qui considèrent cela comme un “meurtre”, les scientifiques avancent cet argument : “Travailler avec des embryons ou des cellules souches qui en sont extraites, qui auraient été jetés de toute façon, indique un biologiste, est plus éthique que de simplement tout jeter sans rien obtenir”. En Europe, le même débat fait rage. Le financement pour cette recherche existe, mais chaque Etat membre a le choix de légiférer. Pour l’heure, seule la Grande-Bretagne est très avancée dans ce domaine.