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La crise économique divise les politiques et les économistes; les européens et les américains

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La crise économique divise les politiques et les économistes; les européens et les américains

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D’ores et déjà qualifiée de plus grave crise financière et économique depuis la Grande Dépression, la récession actuelle n’est pas terminée et divise les politiques et les économistes. L’activité économique est aujourd’hui délaissée par les investisseurs boursiers et les indices dégringolent. Selon la Banque mondiale, la crise a fait fondre 40.000 milliards d’euros d’actifs financiers dans le monde. La Banque mondiale et le FMI anticipent désormais une croissance mondiale négative en 2009 ce qui ne s‘était pas produit depuis 1945 ainsi que le plus fort déclin depuis 80 ans du commerce mondial. L‘économiste en chef de la banque Natixis pronostique une baisse de 1% de la croissance mondiale cette année. La peur est telle que que les investissements des entreprises ont chuté tout comme la consommation des ménages. Ici, dans cette commune du sud-ouest de l’Angleterre, c’est une catastrophe pour le centre-ville. “Le problème avec la fermeture des commerces c’est que cette situation a un effet de spirale négative, affirme une responsable de la municipalité de Stroud : ces fermetures affectent toute l’activité économique aux alentours. Les magasins vides favorisent aussi le vandalisme et abiment l’image du centre-ville dans le public”. Aux Etats Unis, l‘économie a détruit 651.000 emplois en février et le taux de chômage a atteint 8,1% de la population active. La récession aiguise la concurrence et les entreprises, dont les marges diminuent, suppriment des emplois et ne recrutent plus. Le plan de relance américain représente 5,6% du Produit intérieur brut national : c’est bien plus que les plans européens : Allemagne 3,3%, Royaume Uni et France 1,5; alors que l’Espagne et Italie y consacrent respectivement 1,2 et 0,4%. Mais est-ce uniquement une question de milliards ? Les différences de vue sur la façon de combattre la crise sont bien réelles entre européens et américains. En voici un exemple avec le Président de l’Eurogroupe le luxembourgeois Jean-Claude Juncker. “Les récents appels américains consistant à exiger des européens un effort supplémenatire pour lutter contre les effets de la crise ne nous conviennent pas” Les européens considèrent qu’une des clés de la reprise économique c’est la purge du système bancaire de ses actifs toxiques. Ils estiment que les américains n’ont pas de stratégie pour y parvenir.