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Les réfugiés du Darfour toujours en attente

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Les réfugiés du Darfour toujours en attente

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Djabal, un camp de réfugiés comme il en existe des dizaines d’autres dans l’est du Tchad. Celui-ci abrite 17.000 personnes, pour la plupart des Soudanais du Darfour qui ont fui les attaques des milices janjawids. Le Haut-commissariat pour les Réfugiés leur fournit des vivres et une assistance médicale en attendant un improbable retour au pays. Adbil y croit de nouveau depuis que la Cour Pénale Internationale a lancé un mandat d’arrêt contre le Président soudanais :

“Si el-Béchir est arrêté, les Janjawids n’auront plus de pouvoir, parce que les Janjawids obtiennent leurs armes et tout le reste d’el-Béchir, y compris leur nourriture.” Si rien ne semble troubler la quiétude des cours d’alphabétisation, les apparences sont trompeuses. Les groupes armés ne sont jamais loin et continuent de sévir par à-coups, en violant, tuant, et recrutant des enfants soldats. Le directeur du camp s’inquiète aussi de l’expulsion de 13 ONG au Darfour voisin, expulsion qui risque de déstabiliser un peu plus encore la région. “Il est possible que devant un déficit de protection et d’appui, des milliers d’individus puissent décider de traverser la frontière et de venir en territoire tchadien”, explique José Fischel. Un drame humanitaire sur fond de tensions politiques, ethniques et claniques. Le Tchad accuse ainsi le Soudan d’orchestrer la rebellion sur son sol, et il n’est pas le seul à le penser : “Le Tchad estime – l’Union et la Commision en particulier l’ont relevé également – que les groupes rebelles tchadiens qui attaquent le territoire sont soutenus par le Soudan”, confie le chef de la délégation de la Commission européenne au Tchad. Un an après son arrivée et au moment où elle s’apprête à passer le relais, l’Eufor laisse une impression d’inachevé. A en croire l’organisation humanitaire Oxfam, malgré cette présence, les violences n’ont jamais cessé et ne cesseront pas tant qu’un véritable processus de paix ne sera pas engagé dans la région.