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L'eau, une bombe à retardement

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L'eau, une bombe à retardement

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On estime qu’un habitant de la planète sur 6 n’a pas accès à l’eau potable. Le manque d’infrastructures sanitaires est la principale cause d’infection dans le monde. Plus de la moitié des maladies dans les pays en voie de développement sont liées à l’hygiène et aux réserves d’eau.

L’agriculture représente l’essentiel de la consommation mondiale d’eau, les deux tiers exactement, l’industrie 20 %, les ménages 10 %, 4 % s‘évaporant des réservoirs. L’eau demeure l’une des ressources les plus inégalement distribuées sur Terre. Quand un habitant d’un pays riche prend une douche de 5 minutes, il utilise davantage d’eau en moyenne qu’une personne d’un pays pauvre n’en utilise durant toute une journée. Dans bien des régions du monde, les pénuries d’eau apparaissent comme une cause majeure des conflits. C’est le cas au Darfour, dans l’ouest du Soudan ou au Proche-Orient où l’accès à l’eau constitue un grave problème entre Israël et ses voisins arabes. La désalinisation est souvent présentée comme l’une des solutions. Mais ce procédé coûteux, qui consomme beaucoup d‘énergie, n’est envisageable que pour des pays riches comme l’Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis, les plus grands producteurs mondiaux d’eau dessalée. Facteur aggravant, la demande ne cesse de croître en raison de la croissance de la population mondiale qui de 6 milliards et demi d’habitants aujourd’hui devrait atteindre 9 milliards en 2050. Autre défi : le changement climatique. La vallée San Joaquin en Californie, la première région agricole au monde, est touchée par une grave sécheresse. L‘état d’urgence a été décrété le mois dernier et les conséquences sur l’emploi et l‘économie se font déjà sentir. L’eau, enjeu sanitaire, écologique, économique mais aussi géopolitique. La guerre de l’eau aura-t-elle lieu ? Pour beaucoup d’experts, ce sera à n’en pas douter la principale cause des conflits à venir.