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Secret bancaire : Berlin doute de la bonne volonté de Bern

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Secret bancaire : Berlin doute de la bonne volonté de Bern

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L’Allemagne doute de la réelle volonté de la Suisse à vouloir lutter contre la fraude fiscale. La Confédération helvétique est décidément sous pression puisqu’elle fait également partie de la liste des plus mauvais élèves dressée par l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économique.

La Suisse s‘était engagée à faire des efforts la semaine dernière, mais le ministre allemand des Finances doute : “Ils doivent juste savoir que la liste existe. Et si cela énerve ceux qui craignent de se retrouver sur cette liste, alors qu’ils commencent à changer les choses”, s’insurge Peer Steinbrück. En réponse, le président de la Confédération helvétique, qui est également le ministre des Finances, a convoqué l’ambassadeur allemand et refuse d’en finir avec le secret bancaire : “Tous les contribuables qui résident en Suisse continueront à bénéficier de cette protection. Personne ne pourra mettre son nez dans nos comptes. En revanche, le secret bancaire ne peut pas protéger les fraudes fiscales”, précise Hans-Rudolf Merz. La Suisse est particulièrement pointée du doigt depuis que les Etats-Unis réclament à UBS, principale banque du pays, les noms de 52.000 clients américains soupçonnés de fraude fiscale. La confédération a engagé des avocats pour contrecarrer les plans de Washington.