DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

La dynastie des Aliev règne sur l'Azerbaïdjan depuis près de 40 ans


Azerbaïdjan

La dynastie des Aliev règne sur l'Azerbaïdjan depuis près de 40 ans

Du père Haydar au fils Ilham, la recette de la longévité a été respectée : pouvoir sans partage et exploitation de la manne pétrolière.

Tout commence sous l‘ère soviétique. Haydar Aliev, qui avait rejoint les rangs du KGB, devient premier secrétaire du Parti communiste de cette république de l’URSS en 1969. Il poursuit son ascension politique et devient en 1982 le premier musulman à siéger à Moscou au Politburo, le conseil suprême du Parti communiste de l’Union soviétique. En 1987, en pleine Perestroïka, il est congédié. Museler la presse, réprimer l’opposition, c’est l’une des méthodes qu’Haydar transmet à son fils après être devenu en 1993 le président d’un Azerbaïdjan indépendant. En 1994, il accueille à bras ouverts les compagnies pétrolières étrangères. Puis sa santé se détériore. En 2003, en avril, il s‘évanouit en direct à la télévision. En août, il nomme son fils Ilham premier ministre. En octobre, Ilham Aliev remporte l’election présidentielle, peu avant le décès de son père. Décrit comme bon vivant et joueur, le fils assoit pourtant rapidement son pouvoir. Il suit la même politique que son père: équilibre diplomatique entre la Russie et l’Occident et recherche de nouveaux contrats énergétiques. Il est aux commandes du boom économique du pays basé sur un baril de pétrole dont le prix va atteindre des sommets: presque 150 dollars en juillet 2008. Pendant 5 années consécutives, le pays affiche une croissance spectaculaire de 21%. Elle chute à 10,8% en 2008. Cette année, elle devrait se stabiliser à 10% selon les previsions. L’Azerbaïdjan dépend à 60% de ses revenus pétroliers. Signe de la crise : Bakou subit une baisse des transferts financiers provenant des quelques 2.000.000 d‘émigrants azerbaïdjanais qui travaillent en Russie. Cette diminution est particulièrement forte au dernier trimestre 2008. Elle serait ressentie surtout dans les provinces et pourrait créer un mécontentement social, mais sans aller jusqu‘à inquiéter le régime des Aliev.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Les Malgaches optimistes