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Levée de boucliers après les propos de Benoit XVI sur le préservatif

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Levée de boucliers après les propos de Benoit XVI sur le préservatif

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Les déclarations du pape sur le préservatif ont suscité une véritable levée de boucliers au sein des ONG. Dans l’avion qui le conduisait au Cameroun, pour son premier voyage sur le continent Africain, Benoît XVI a estimé que le préservatif “ne réglait pas le problème du sida”, et qu’au contraire, il l’aggravait.

“Pour nous c’est un peu un coup dur très franchement, parce que derrière il faut qu’on rame pour ré-expliquer aux gens que la vérite médicale et la vérite scientifique, c’est que oui, le préservatif protège du Sida et il n’y a pas d’autre moyen de se protéger du Sida”, a commenté Bertrand Audoin, directeur général du Sidaction. Face à la virulence des réactions, l’Eglise catholique a tenté de justifier les propos du souverain pontif. Pour l‘évêque de Gap, monseigneur Jean-Michel Di Falco, la phrase incriminée a été mal interprétée. Le Pape, dit-il, a exprimé “un idéal catholique de fidelité et d’abstinence” qui ne correspond pas toujours à la réalité : SOT “On sait très bien qu’aujourd’hui en Afrique tout le monde ne peut pas se procurer les préservatif et que dans certains cas ils vont les utiliser plusieurs fois ou à plusieurs. Mais le Pape ne peut pas rentrer dans tous ces détails. Je pense que derrière la phrase que nous n’avons pas comprise il y avait tout ça”. Pour les ONG, mauvaise interprétation ou pas, le mal est fait car le catholicisme est très influent en Afrique. Continent où vivent les deux tiers des personnes séropositives.