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Les Européens contraints de mettre une nouvelle fois la main au portefeuille

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Les Européens contraints de mettre une nouvelle fois la main au portefeuille

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Les Européens voulaient éviter de creuser leurs déficits, mais crise oblige, il ont tout de même dû desserrer les cordons de la bourse. Parmi leurs promesses, celle de doubler la réserve d’argent mise de côté pour venir en aide aux pays non membres de la zone euro qui voient leur économie vaciller. Les explications de Mirek Topolanek, président en exercice de l’Union :

“50 milliards d’euros. C’est le montant auquel nous allons porter les garanties pour les pays qui ont des difficultés avec leur balance des paiements. C’est un doublement de la somme actuelle qui passera de 25 à 50 milliards. S’il y a nécessité d’aider un pays qui est particulièrement touché par la crise, alors, ce sera possible.” Les pays d’Europe de l’est, très affectés, attendaient ce geste de leurs partenaires. La Lettonie et la Hongrie ont déjà été autorisées à puiser dans cette enveloppe, et la Roumanie négocie un prêt à son tour. Autre promesse des dirigeants européens : fournir 75 milliards d’euros de plus au FMI pour renflouer ses caisses et lui permettre de répondre aux nombreuses sollicitudes. Pour Gordon Brown, le seul moyen d‘éviter l’effet domino. “Le trou financier des économies émergentes cette année atteint 800 milliards. Or cela ne concerne pas seulement les pays émergents. Parce qu’il y a un risque de contagion, c’est l’affaire de chaque pays dans le monde. Il est par conséquent vital d’augmenter les ressources disponibles au sein des institutions internationales pour qu’elles puissent intervenir, stopper l’extension de la crise, stabiliser les économies et ramener l‘économie mondiale sur la voie de la croissance.” Les Vingt-sept ont enfin débloqué 5 milliards d’euros pour les infrastructures énergétiques et internet. Un sommet couteux donc, mais ils n’iront pas plus loin. Au sommet du G20, dans deux semaines, ils entendent parler régulation de la finance.