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Avec une présidence européenne à la dérive, qu'en sera-t-il du Traité de Lisbonne ?

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Avec une présidence européenne à la dérive, qu'en sera-t-il du Traité de Lisbonne ?

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Le gouvernement déchu de République tchèque ne s’en cache pas : vu le durcissement du climat politique dans le pays, le traité ¨de Lisbonne risque de ne pas passer le cap du vote au sénat. Le président de la Commission européenne en appelle à la responsabilité de chacun :

“Je voudrais envoyer un message à la République tchèque. Je voudrais demander à tous ses dirigeants politiques de ne pas exploiter cette crise pour faire du Traité de Lisbonne l’otage de problèmes internes”, a demandé José Manuel Barroso. C’est déjà au forceps que le gouvernement Topolanek avait obtenu le vote favorable de la chambre basse mi-février. Le sénat devrait, lui, se prononcer en avril. Et les eurodéputés disent leur inquiétude, à l’image d’Elmar Brok : “Il est possible que le Premier ministre Topolanek ait perdu l’autorité pour assurer une majorité des trois cinquièmes au sénat tchèque, la majorité nécessaire pour que le texte soit ratifié par la chambre haute, après avoir été ratifié par la chambre basse. Il y a donc lieu d’avoir des doutes sur sa capacité à obtenir cette majorité.” La République tchèque n’est pas la seule à ne pas avoir ratifié le Traité de Lisbonne. En Allemagne et en Pologne, la validation définitive se fait attendre, et en Irlande, un nouveau référendum doit être organisé. Le sentiment de l’eurodéputée Evelyne Gebhardt sur cette crise : “Cette situation montre bien que nous avons besoin du Traité de Lisbonne, pour que nous ayons vraiment des réponses claires, pour que nous ne soyons pas à la merci de crises internes aux Etats membres, pour avoir une politique vraiment européenne.” En attendant, c’est probablement le président tchèque, le très eurosceptique Vaclav Klaus, qui sortira renforcé de cette crise. Il est l’autre tenant d’un parti libéral plus divisé que jamais.