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Sommet de Doha : difficile réconciliation inter-arabe

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Sommet de Doha : difficile réconciliation inter-arabe

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Le 21ème sommet arabe de Doha s’est montré solidaire du président soudanais. Recherché par la Cour pénale internationale pour crime de guerre et contre l’humanité au Darfour, Omar el-Béchir a été accueilli à bras ouverts au Qatar.

Egalement présent, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon en a profité pour l’appeler à annuler l’explulsion de 13 ONG internationales. En vain. Omar el-Béchir a accusé l’ONU de “ faire deux poids deux mesures : ainsi transférer le dossier du Darfour à la CPI tout en fermant les yeux sur les exactions des civils et militaires américains dans le monde entier.” Omar el-Béchir a dû partager la vedette avec le colonel Khadafi. Fidèle à ses sorties théâtrales, le leader libyen s’est retiré de la séance d’ouverture après avoir interpelé le roi d’Arabie saoudite avec qui il était en froid depuis des années. Son porte-parole a expliqué qu’il était parti visiter un musée à Doha. Tripoli et Ryad serait toutefois officiellement réconciliés. La réconciliation inter-arabe constitue justement le principal enjeu de ce sommet. Et notamment autour du dossier palestinien : il s’agit de rapprocher d’un côté les pro Hamas emmenés par la Syrie et le Qatar, et de l’autre, les pro Fatah de Mahmoud Abbas, soutenus essentiellement par l’Egypte. La décision du Caire de boycotter le sommet complique cependant cet objectif.