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L'Europe, premier véritable test sur la scène internationale pour Barack Obama

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L'Europe, premier véritable test sur la scène internationale pour Barack Obama

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A Berlin en juillet dernier, Barack Obama, avait pu mesurer sa grande popularité en Europe. Il n‘était pas encore élu. Désormais, il revient avec le costume de président. Véritable premier test de son leadership.

Premier acte avec le sommet du G20. Son secrétaire au Trésor Timothy Geithner a beau avoir préparé le terrain lors de la réunion d’Horsham, Barack Obama a bien conscience que l’Europe considère les Etats-Unis comme les principaux responsables de la crise. Dès lors, la tâche ne sera pas facile : “Concrêtement, peu de choses peuvent être réalisées, analyse Peter Gumbel, du magazine Fortune. Il y a tellement de désaccords. Il y a les Européens qui rejètent les demandes américaines pour davantage de stimulus. Et il y a les Américains et les Britanniques qui rejètent les demandes européennes pour davantage de régulations dans la finance”. Deuxième étape du tour européen de Barack Obama, le sommet de l’Otan qui se tiendra à Strasbourg, en France, près de la frontière avec l’Allemagne. Ici le sujet qui fâche, c’est l’Afghanistan : difficile de convraincre les alliés européens d’y consacrer davantage de ressources en temps de crise, même si Obama bénéficie d’un bon a priori, comme en témoigne les déclarations de la chancelière allemande Angela Merkel : “Nous sommes contents de discuter de cette mission de l’Alliance en Afghanistan avec le nouveau président américain Barack Obama. Nous voulons conduire cette mission au succès. Cela signifie que l’Afghanistan soit de nouveau capable d’assurer sa sécurité seul”. Prague, la capital tchèque, accueillera ensuite la rencontre Union européenne – Etats-Unis. Au menu, de nombreux sujets qui vont bien au-delà des relations transatlantiques, comme la lutte contre le réchauffement climatique. Enfin, dernière étape de cet ambitieux voyage en Europe, la Turquie. En s’y rendant, le président américain souligne l’importance de cet allié de longue date de l’Otan. Il s’agit également de mettre en avant la Turquie en tant que pont entre l’Asie et l’Europe.