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Relations Otan-Russie : des progrès relatifs

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Relations Otan-Russie : des progrès relatifs

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Les relations entre l’Alliance atlantique et la Russie n’ont pas toujours été tendues. Elles ont même été plutôt bonnes à certains moments. Comme en 2000 avec des manoeuvres russo-américaines au Kosovo. Mais depuis, la donne a changé. Les guerres en Afghanistan, en Irak, en Géorgie, ou encore le bouclier anti-missile américain sont passés par là, contribuant à réveiller puis exacerber les tensions. Ce fossé, le nouveau président américain Barack Obama affirme vouloir le combler même si, il le reconnaît, il y a encore du travail : “Il est important que les membres de l’Otan travaillent avec la Russie, et de reconnaître qu’elle a des intérêts légitimes. Dans certains cas ces intérêts sont communs, mais il y a également des points essentiels de désaccord”.

Elle aussi favorable à de bonnes relations, la Russie a néanmoins clairement fixé ses lignes rouges. L‘élargissement de l’Otan à l’Est est inacceptable. Moscou craint un encerclement de son territoire, et donc une menace pour sa sécurité. “La Russie a déclaré qu’elle s’opposerait à l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan par tous les moyens. C’est un sujet de la plus haute importance pour la Russie. L’enjeu ici c’est de trouver comment garantir la sécurité dans tous ces pays, la Russie, l’Ukraine et les membres de l’Otan, avec de nouveaux accords garantissant à la fois sécurité physique et prospérité économique”, analyse Greg Austin, d’EastWest Institute. Le dossier géorgien envenime lui aussi ces relations. Moscou considère que l’Alliance avait donné son feu vert à Tbilissi pour lancer une offensive en Ossétie du Sud. Et aujourd’hui, la Russie accuse la Géorgie de se réarmer avec l’aide de l’Otan, et notamment des Etats-Unis.