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La prise en charge de détenus de Guantanamo, dossier épineux pour l'Union européenne

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La prise en charge de détenus de Guantanamo, dossier épineux pour l'Union européenne

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Les ministres de l’intérieur réunis à Luxembourg, ce lundi, n’ont pu pour l’instant que constater leurs profondes divisions sur la demande formulée officiellement par Washington vendredi. La Commission tente de rassurer et d‘éviter un blocage de la part de nombreux pays inquiets pour leur sécurité. D’après Jacques Barrot, Commissaire européen à la justice, “a responsabilité de prendre ou de ne pas prendre un ex-détenu de Guantanamo dépend évidemment de chaque Etat membre qui est libre de dire oui ou non.”

Aujourd’hui, seuls cinq pays dont la France se disent prêts à le faire. Nicolas Sarkozy a annoncé l’accueil d’un détenu algérien et indiqué qu’il serait transféré en France pour être mis en prison. Voilà qui fait bondir Amnesty international qui rappelle le profil bien particulier des anciens prisonniers à prendre en charge. Selon une représentante de l’organisation Susi Dennison, “il est question de soixante détenus contre lesquels il n’y a aucune charge et qui n’ont jamais été jugés pour ce qu’ils sont supposés avoir fait. Le gouvernement américain avait dit à beaucoup d’entre eux il y a de nombreuses années qu’ils auraient déjà du être libérés. Les membres de l’Union ont l’obligation morale de faire ce qu’ils peuvent pour mettre un terme à tout ça et trouver une solution pour que ces personnes reprennent une vie normale.” Les Etats-Unis qui ne souhaitent pas renvoyer les prisonniers dans leur pays d’origine en raison de risques de persécution, jugent fondamentale l’aide de pays tiers. Aujourd’hui, il reste 240 détenus dans la prison de Guantanamo. Barack Obama s’est engagé à la fermer d’ici janvier 2010.