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Algérie : présidentielle sans grand suspense


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Algérie : présidentielle sans grand suspense

Abdelaziz Bouteflika briguera un troisième mandat de cinq ans demain, sans adversaire à sa mesure.

Agé de 72 ans, le président algérien se présente en indépendant devant les 20,6 millions d‘électeurs. Ses partisans voient en lui l’artisan du retour à la stabilité. Depuis l’amnistie de 99, nombre d’islamistes ont en effet déposé les armes. “ Bouteflika a tout fait pour nous, assure Nacera, 44 ans. Il a amélioré ce pays, il l’a débarrassé du terrorisme ! Dieu merci, tout va bien maintenant ! Celui qui dit que Bouteflika n’a rien fait, détruit ce pays !” Le grand enjeu de ce scrutin est le taux de participation. Les grandes formations d’opposition ont appelé leurs troupes au boycott. Elles dénoncent la dérive autoritaire de Bouteflika qui a fait lever toute limitation au nombre de mandats présidentiels, pour pouvoir se représenter. “ Je ne vais pas voter, dit Brahimi, 25 ans. Pourquoi devrais-je voter ? Je n’ai pas de raison de voter, je n’ai pas de boulot donc pourquoi voter ? Si j’avais un emploi de bureau, je voterais.” Face à Abdelaziz Bouteflika, cinq petits candidats sont en lice dont une seule femme, la Trotskyste Louisa Hanoune. Le Front des Forces socialistes et le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, les deux parti abstentionnistes, les accusent d’apporter, par leur participation, une légitimité à ce scrutin. Sans pour autant faire de l’ombre à Abdelaziz Bouteflika et à son bilan économique.

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