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Thaïlande, la fin de trois semaines rouges de colère

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Thaïlande, la fin de trois semaines rouges de colère

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Toute la nuit dernière, les chemises rouges ont été encerclées par les forces de l’ordre. Au petit matin, les organisateurs ont négocié avec les militaires pour que les manifestants quittent la zone sans problème. Cela fait trois semaines qu’ils manifestaient, réclamant le départ du Premier ministre thaïlandais. Ce dernier a été installé au pouvoir en décembre à l’issue de manifestations royalistes qui avaient précipité fin 2008 la chute d’un gouvernement pro-Thaksin.

Contrairement à cette période, l’armée n’est pas restée passive cette fois-ci. La police non plus. Des armes trouvées par les policiers appartiendraient à trois hommes suspectés d’avoir voulu incendier le siège d’une banque à Bangkok. Ils seront jugés pour sabotage. La justice poursuivra aussi les leaders des manifestants, accusés d’avoir violé l‘état d’urgence. Cette crise, qui s’est terminée dans le sang hier, a une nouvelle fois mis en lumière la fracture qui existe entre d’un côté, la classe moyenne urbaine et l’armée favorables au gouvernement en place, et de l’autre côté, les chemises rouges, la population rurale qui reste loyale à Thaksin Shinawatra.