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La polémique fait rage dans les Abruzzes

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La polémique fait rage dans les Abruzzes

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Dix ans avant le séisme des Abruzzes, un rapport répertoriait déjà les bâtiments public à risques. L’existence de ce document de la protection civile a été révélé jeudi par la presse italienne.

Alors que les sauveteurs marquent en rouge les pierres qu’ils analyseront, l’auteur du rapport se lamente : “A L’Aquila on avait découvert de nombreux bâtiments extrêmement vulnérables en cas de séisme. Evidemment, ce tremblement de terre a prouvé la mauvaise foi des constructeurs”, explique l’ancien responsable de la protection civile, Franco Barberi. Plusieurs dizaines d‘édifices publics, dont la préfecture, le conservatoire et la bibliothèque, étaient considérés comme des bâtiments à “haut risque” en cas de séisme. “Nous devons mettre ces bâtiments sous scellé. Il faut protéger les sites concernés pour éviter des manipulations et la perte de preuves des éventuels responsables”, souligne le procureur Alfredo Rossini. Malheureusement, le rapport de la protection civile est resté lettre morte jusqu’au séisme du 6 avril dernier. Aujourd’hui, une maison sur trois est inhabitable dans les Abruzzes. La reconstruction devrait couter quelques 12 milliards d’euros.