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Le gouvernement britannique veut limiter l'utilisation des outils de surveillance

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Le gouvernement britannique veut limiter l'utilisation des outils de surveillance

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Caméras, écoutes téléphoniques, interception d’emails : le gouvernement britannique veut mettre un terme aux abus de la surveillance.

La ministre de l’Intérieur a décidé de lancer une consultation à ce sujet. Pour elle l’espionnage doit servir à lutter contre le terrorisme ou le crime organisé, pas contre les petits délits du quotidien. Exemple, une femme victime de ce type de pratique, espionnée pour savoir si elle scolarisait ses enfants hors de la zone qui leur était attribuée pour bénéficier d’une meilleure école. ‘‘Nous avons été choqués lorsque nous avons su que notre municipalité avait le pouvoir de faire cela, d’observer, de cocher des cases pour noter tous les gestes accomplis par nos enfants, explique aujourd’hui cette mère de famille. Ils pouvaient ficher nos enfants comme des cibles, suivre tous leurs mouvements.’‘ La Grande Bretagne compte près de 5 millions de caméra de viédosurveillance, une pour 14 habitants. Un système souvent montré du doigt qui est malgré tout efficace si l’on en croit ce responsable du ministère de l’Intérieur. ‘‘Seul ce type de pouvoir a permis d’amener certains suspects devant la justice, explique Vernon Coaker. Il faut donc trouver un équilibre entre les intérêts des citoyens face à ces outils et le fait que si ils sont utilisés proprement, ils peuvent nous permettre de traduire en justice des personnes qui ne l’auraient pas été autrement.’‘ Parmi les délits mineurs qui ont fait l’objet d’espionnage, des stationnements illégaux ou le rejet sur la voie publique de déchets. Le gouvernement envisage notamment de n’autoriser que les agents les plus expérimentés à utiliser les moyens de surveillance.