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La polémique s'invite à Genève avec le discours du président iranien Ahmadinejad

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La polémique s'invite à Genève avec le discours du président iranien Ahmadinejad

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La conférence des Nations unies sur le racisme débute ce lundi à Genève (Suisse), sans les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada. Ces pays ne veulent pas cautionner par leur présence les dérapages attendus du président iranien Ahmadinejad. Comme une nième provocation, celui-ci a qualifié dimanche Israël de “porte-drapeau du racisme”. Il y a quatre ans, il avait souhaité qu’Israël soit “rayée de la carte” du monde.

Israël ne sera bien sûr pas non plus à Genève. “Il est extrêmement regrettable que le représentant du régime des Ayatollahs (Ahmadinejad, ndlr) soit traité comme s’il s’intéressait vraiment aux droits de l’homme, a commenté Yigal Palmor, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères. Le fait qu’il intervienne devant une telle conférence est en soi une parodie très triste de ce à quoi cette conférence devrait ressembler.” L’Organisation des Nations unies assure ne pas s‘émouvoir de ces boycotts. Elle insiste plutôt sur la présence de la majorité des Etats membres. “Quelque 185 membres de l’ONU vont, eux, participer, remarque ainsi Rupert Colville, porte-parole de l’ONU. Le racisme touche tous les pays, partout, des millions de personnes, des groupes très différents. Alors il est bien dommage qu’un ou deux sujets dominent tous les autres, en tout cas dans l’esprit de certains.” Il y a huit ans à Durban (Afrique du Sud), Israël et les Etats-Unis avaient quitté la 1ère conférence sur le sujet lorsque la déclaration finale avait assimilé le sionisme à du racisme. Les grands absents de cette année craignent que cette conférence, baptisée Durban II, prenne le même chemin…