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Les propos anti-israéliens d'Ahmadinejad continuent de faire des vagues

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Les propos anti-israéliens d'Ahmadinejad continuent de faire des vagues

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Dans toutes les capitales occidentales et jusqu’aux abords de la salle de conférence à Genève, on dénonce le discours de Mahmoud Ahmadinejad, ouvertement anti-israélien. Lundi, le président iranien a qualifé l’Etat hébreu de “gouvernement raciste”. L’homme est coutumier de ce genre de diatribes aux accents anti-sionistes et antisémites. Il y a quelques années, il avait tenu des propos négationnistes.

“Il viole les droits de l’Homme, déplore Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix. Il devrait être jugé par le Tribunal international de la Haye pour incitation au génocide. C’est un crime contre l’Humanité.” Lorsque le président iranien s’est présenté à la tribune de cette conférence, plusieurs manifestants dans la salle l’ont traité de “raciste”, avant d‘être expulsés. Mahmoud Ahmadinejad s’est ensuite livré à une critique de la création de l’Etat hébreu. Face à la tournure des propos, les diplomates européens ont quitté les lieux, en signe de protestation. “Nous sommes sortis, cela ne veut pas dire qu’on quitte la conférence, cela veut dire qu’on ne tolère pas de discours raciste”, a commenté le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner. Réaction similaire des représentants britanniques qui avaient, eux aussi, choisi de ne pas boycotter cette conférence. “Cette journée a été très décevante, c’est le moins qu’on puisse dire, a ainsi précisé Peter Gooderham, l’ambassadeur du Royaume-Uni à l’ONU. Ce n’est que le premier jour de la conférence, qui se poursuit jusqu‘à vendredi. Pour l’heure, nous avons l’intention de rester. Mais nous serons très vigilants quant au suivi des débats.” Alors, faut-il ou non rester à cette conférence, après le discrédit jeté par le dirigeant iranien ? Plusieurs ONG estiment qu’une “désertion” de la part des grandes puissances n’est pas la solution.