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Un "bain de sang" attendu et redouté

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Des dizaines de milliers de civils fuient les zones de combat, alors que l’armée nationale sri-lankaise a lancé son assaut final contre les Tigres tamouls, retranchés dans le nord-est de l‘île. Et chacun dénonce l’attitude de l’autre à l‘égard des civils. Le gouvernement accuse ainsi les rebelles d’en faire des boucliers humains. Les rebelles accusent en retour l’armée de perpétrer des massacres.

Assiégés, les rebelles ne tiennent plus qu’un tout petit territoire de 15 km carrés. Il y a encore seulement deux ans, ils occupaient 18 000 km carrés dans le nord et l’est de ce pays de 20 millions d’habitants. Les civils, pris en sandwichs, sont bien malgré eux en première ligne. Les Nations unies et les ONG craignent que l’offensive militaire ne se transforme en un “bain de sang”. “Nous sommes extrêmement inquiets, confie le chef des opérations du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Kraehenbuehl. Des dizaines de milliers de civils sont pris au piège dans une zone de plus en plus réduite. La situation n’est pas loin de devenir catastrophique.” Le gouvernement sri-lankais avait fixé un ultimatum à mardi midi au chef des Tigres pour qu’il se rende. En vain. Le bain de sang devient en effet une issue de plus en plus probable…