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Ouverture de la conférence des donateurs

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Ouverture de la conférence des donateurs

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La piraterie somalienne, symptôme d’un mal plus profond. C’est ce constat qui a été brandi à l’ouverture de la conférence internationale de donateurs pour aider la Somalie ce matin à Bruxelles. L’aider à rétablir la sécurité alors qu’elle est en proie au chaos et que les actes de piraterie ont décuplé. La Commission européenne a annoncé qu’elle allait promettre au moins 60 millions d’euros. Son président a pointé du doigt la pauvreté et le délabrement de l’Etat.

“A travers toute la Somalie, il faut un gouvernement responsable du peuple et pour le peuple, a déclaré José Manuel Durao Barroso. Il faut la fin du règne des seigneurs de la guerre, la fin de la piraterie et de ce mercantilisme mené depuis des années par une caste militaire autoproclamée. Alors, laissons la conférence d’aujourd’hui commencer à répondre en profondeur aux défis intimidants auxquels font face les autorités somaliennes pour ramener la stabilité et la paix dans leur pays. La sécurité est le point de départ, il ne peut pas être le point d’arrivée.” Malgré l’opération Eunavfor Atalanta lancée par l’Union européenne en décembre, le nombre d’actes de piraterie n’a cessé d’augmenter. 8 navires militaires patrouillent dans les eaux du Golfe d’Aden. Le coût annuel d’Atalanta s‘élève à environ 300 millions d’euros. Le gouvernement somalien de transition, qui contrôle difficilement Mogadiscio, plaide pour une lutte moins coûteuse et plus efficace. Il presse la communauté internationale de l’aider à créer sa propre police côtière. Le président somalien a souligné hier qu’il fallait commencer à traquer les pirates sur la terre ferme, là où ils vivent. Par ailleurs, le tribunal international du droit de la mer s’est dit prêt à juger les pirates interceptés par les marines étrangères.