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L'économie mexicaine au ralenti

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L'économie mexicaine au ralenti

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Des bars et des restaurants déserts, l’illustration d’une économie mexicaine qui tourne au ralenti. Pour éviter la propagation du virus, les autorités ont pris des mesures drastiques. Musées, théâtres et autres parcs d’attractions de la capitale ont été fermés. Certaines entreprises ont même demandé à leurs salariés de rester chez eux, suivant les recommandations lancées ce dimanche par le maire de Mexico. Les écoles, lycées et universités de la capitale vont aussi garder portes closes au moins jusqu’au 6 mai.

Dans cette mégapole de 20 millions d’habitants, les rues se sont vidées ce week-end. Beaucoup ont préféré rester cloitrés chez eux, boudant les commerces comme la plupart des lieux publics. S’il est encore tôt pour chiffrer avec exactitude l’impact de l‘épidémie sur l‘économie mexicaine, il est certain qu’elle ne pouvait pas tomber à un plus mauvais moment. Le pays, affaibli par la crise mondiale, doit déjà faire face à une contraction de la croissance évaluée pour 2009 à 4,5%. Des économistes estiment que la grippe porcine pourrait aggraver encore les chiffres de la récession d’environ 0,6 % cette année. La consommation des ménages devrait notamment s’en ressentir, sachant que les ventes de détails au mois de février ont plongé de 8,6%. Mais l‘épidémie perdure, le secteur des services qui représente 60% de l‘économie mexicaine, sera le plus affecté. En première ligne bien sûr, le tourisme. Le Mexique est l’une des premières destinations mondiales, et le secteur résistait jusqu‘à présent plutôt bien malgré la crise. Pour autant, la beauté des plages et le charme des villes coloniales ne pèsent pas lourd face aux craintes des voyageurs. Reste à voir si l’alerte va durer et s‘étendre aux régions les plus touristiques du pays.