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La population civile, otage de la guerre dans le nord du Sri Lanka

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La population civile, otage de la guerre dans le nord du Sri Lanka

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Sauver les civils sri-lankais de la guerre, c’est objectif affiché de l’Union européenne, qui se heurte pourtant à la mauvaise volonté des autorités de Colombo.

Les ministres des Affaires étrangères britannique, David Miliband, et français, Bernard Kouchner, sont attendus demain sur place pour tenter d’obtenir un “cessez-le-feu humanitaire”, mais Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères, s’est lui vu refuser l’accès au Sri Lanka : “Je ne suis pas persona non grata parce qu’ils disent que je pourrai venir à un autre moment. Mais je n’ai pas l’intention de répondre à cette invitation. Et je rappelle mon ambassadeur pour consultation”. Karel Schwarzenberg, ministre tchèque des Affaires étrangères, dont le pays préside l’Union européenne : “Je pense en effet qu’il s’agit d’une grave erreur du gouvernement sri lankais. Et qui bien-sûr aura des répercussions en Europe”. L’ONU estime que depuis janvier et le début de l’offensive de l’armée sri lankaise contre les derniers membres des Tigres de l’Eelam Tamoul dans le nord de l‘île, plus de 6.500 civils ont été tués. En un peu plus d’une semaine, 100.000 personnes auraient réussi à fuir les zones de guerre.