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Le H1N1, nouveau virus "mutant"

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Le H1N1, nouveau virus "mutant"

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Si l’est une chose dont les experts sont certains, c’est qu’il est inutile de bannir le porc de son assiette. Le virus ne résiste pas à la température de cuisson et surtout pour l’instant aucun n’animal malade n’a été recensé. Ce que l’on appelle grippe porcine est en fait pour l’instant une épidémie humaine. Aucun élevage n’a été touché, et les premiers cas sont apparus sur des personnes vivant en ville, sans contact avec les animaux.

Il s’agit d’un virus grippal de type A, un nouveau cocktail composé de différentes souches porcine, aviaire et humaine, d’origine américaine et asiatique. La recombinaison a probablement eu lieu sur le continent américain. A l’heure actuelle, rien ne prouve que ce virus a réellement une origine animale. Ce qui inquiète le plus c’est qu’il se transmet d’homme à homme et comporte donc un fort risque pandémique. Ce nouveau virus rappelle celui à l’origine d’une autre épidémie mondiale connue sous le nom de “grippe espagnole”, qui avait fait 40 millions de morts en 1918. Comme lui il était du sous-type H1N1. Et comme lui, il touchait des personnes jeunes et en bonne santé. Pour l’heure, on ne dispose d’aucun vaccin contre cette nouvelle souche. Il faut avant de pouvoir en produire, identifier le virus, une opération qui pourrait prendre plusieurs mois. Reste les médicaments anti-viraux. Deux semblent efficaces dans certaines mesures, ils sont commercialisés sous le nom de Tamiflu, et Relenza. Ainsi le Tamiflu, s’il est pris suffisamment tôt permet de bloquer la multiplication du virus dans l’organisme infecté. Les stocks disponibles sont toutefois limités. La meilleure solution reste évidemment la prévention. Le virus se transmettant par voie aérienne, les médecins recommandent le port du masque et le lavage fréquent des mains dans les zones touchées.