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L'élargissement compromis

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L'élargissement compromis

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Il est loin le temps des hymnes à la joie d’une Europe qui s’ouvrait à l’Est. Cinq ans après l’arrivée de 10 nouveaux membres dans la famille européenne, suivis par la Roumanie et la Bulgarie en 2007, l‘élargissement est au point mort.

En 2004, le nombre d’Etats-membres passait de 15 à 25 puis à 27, 3 ans plus tard. Résultat: le territoire de l’Union européenne s’est accru de 34% et sa population a augmenté de 26% à près de 500 millions. Aucune des catastrophes annoncées ne s’est produite, pour autant l’enthousiasme a disparu. Raffermir plutôt qu‘élargir, tel semble être le nouveau crédo de l’Europe. La crise économique a renforcé la tentation du repli sur soi à l’image de l’Allemagne et de l’Autriche, derniers pays de l’Union européenne à ne pas ouvrir totalement leur marché aux travailleurs de l’Est. Motif: la crainte d’une concurrence à la main d’oeuvre trop bon marché. Pas de faux prétextes souligne Olli Rehn, le Commissaire européen à l‘élargissement : “Alors que nous combattons la récession économique, nous ne devons pas faire de l‘élargissement de l’Europe le bouc-émissaire pour un problème dont il n’est pas à l’origine.” Un élargissement en danger. La France et l’Allemagne menacent de stopper le processus si Prague ne valide pas le Traité de Lisbonne. Tous les regards sont désormais pointés vers le Sénat tchèque, vote prévu le 6 mai prochain.