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Dans l’Allemagne de l’est crée en 1949 par l’URSS voit le jour le tristement célèbre ministère pour le sécurité d’Etat connu sous le nom de Stasi. Mis en place le 8 février 1950, il est conçu sur le modèle du MGB soviétique, ex-KGB et sera considéré par l’Union soviétique comme un partenaire loyal et très efficace. Une police secrète parmi les plus puissantes et répressives au monde. Dirigée d’une main de fer par Erich Mielke, sous les auspices d’Erich Honecker, la Stasi aura fiché et condamné des centaines de milliers de personnes.

Dans les 17 prisons préventives à son usage, la torture était fréquemment employée, certains prisonniers auraient même été exposés à des radiations provoquant le cancer. Les exécutions étaient menées secrètement et sommairement, et les familles jamais averties du sort réservé à leur proche. La Stasi employait 95 000 agents officiels et 175 000 collaborateurs agissant comme informateurs. Un agent pour moins de 200 personnes… Bien plus efficace que la Gestapo et le KGB. Parmi les supers agents, Markus Wolk, chef de la section espionnage qui réussit à pénétrer les cercles politiques et économiques de l’allemagne de l’ouest. C’est lui qui infiltra Gunther Guillaume connu pour avoir fait tomber le chancelier Willy Brandt en 1974 Lorsque le mur tombe, la Stasi sait que son heure est venue, et entreprend de détruire ses archives. Alertée, au soir du 15 janvier 1990 une foule d’est-allemands envahit son QG pour empêcher les destructions. 5% du total des archives seront détruites. Il faudra de nombreuses années et débats à l’ Allemagne réunifiée pour accepter finalement l’ouverture au public de ces archives, avec les conséquences que cela pouvait entraîner. Quant aux 5% détruites, le plus souvent à la main et dispersées dans 16 000 sacs, il aurait fallu selon certains experts 150 ans pour les reconstituer. Jusqu‘à la mise au point cette année d’un logiciel qui pourrait faire le travail en quelques années seulement.

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