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Géorgie : dialogue de sourd avec l'opposition


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Géorgie : dialogue de sourd avec l'opposition

L’impasse, toujours, en Géorgie. Les premiers pourparlers hier entre le chef de l’Etat et les principaux dirigeants de l’opposition n’ont rien donné. Ces derniers appellent leurs sympathisants à rester mobiliser pour obtenir la démission du président Saakashvili.

Salome Zurabishvili, de l’Alliance pour la Géorgie a dressé un constat lucide de la situation. “Les pourparlers ont été très ouverts et très francs, a expliqué l’ancienne ministre des affaires étrangères de Saakashvili, mais nous n’avons clairement pas la même appréciation de la crise actuelle.” Pour elle comme pour nombre d’opposants, le dialogue consenti par le président intervient trop tard. Mais Mikhaïl Saakachvili n’a pas l’intention de lâcher le pouvoir. Sous la pression de ses alliés occidentaux, il se dit prêt à concéder des réformes communes. “ J’ai offert de créer une commission constitutionnelle paritaire chargée d‘élaborer un modèle constitutionnel équilibré qui conjuguera une présidence forte, un parlement fort et une justice indépendante,” a-t-il expliqué à l’issue de la rencontre. Depuis un mois, les manifestants critiquent Saakachvili pour ses manquements à la démocratie. Pour la première fois mercredi dernier, ils se sont heurtés à la police. Faute de solution, les obervateurs redoutent un dérapage du mouvement vers la violence.

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