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Durcissement de la politique sur l'immigration en Italie

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Durcissement de la politique sur l'immigration en Italie

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En dépit des protestations des Nations Unies, du Conseil de l’Europe et du Vatican, l’Italie entend poursuivre le refoulement systématique des embarcations clandestines en provenance de Libye.

Le gouvernement Berlusconi a d’ailleurs décidé de lier son sort au résultat du vote sur le durcissement de la politique migratoire aujourd’hui au parlement. “Ces gens là arrivent ici non pas à cause d’une situation particulière dans leur pays ou parce qu’ils sont victimes d’injustice, a expliqué le président du conseil italien pour justifier les nouvelles mesures. Ils sont choisis scientifiquement par des organisations criminelles !” a déclaré Silvio Berlusconi. Le “paquet sécurité” instaure notamment un délit de clandestinité et étend à 6 mois la durée de détention des immigrés. Il oblige aussi les médecins à dénoncer les sans-papiers. Pour cet élu de l’opposition, “Berlusconi cache derrière des mesures inhumaines son incapacité à résoudre le problème de l’immigration clandestine. Les rondes de civils ou les médecins espions ne résoudront rien. Malheureusement, se servir d’un problème aussi sérieux que l’immigration comme d’un outil de propagande est susceptible de générer des conflits dont nous n’avons pas besoin.” Le paquet sécurité a été inspiré par le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni, issu du parti xénophobe de la Ligue du Nord. Un parti qui proposait la semaine dernière à Milan de réserver des places aux Italiens de souche dans les transports en commun.