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Le gouvernement espagnol souhaite assouplir les conditions de recours à l'avortement

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Le gouvernement espagnol souhaite assouplir les conditions de recours à l'avortement

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Le gouvernement espagnol a présenté ce jeudi un projet de loi qui vise à assouplir les conditions de recours à l’avortement, en dépit de l’opposition des milieux conservateurs.

Parmi les mesures-phares : la possibilité de pratiquer librement une interruption de grossesse jusqu‘à la quatorzième semaine, dès l‘âge de seize ans, sans accord des parents. La ministre chargée de l’Egalité, Bibiana Aido, a défendu ce projet de loi. “L’interrruption de grossesse pourra être pratiquée dans les hôpitaux publics, de manière libre et gratuite”, a-t-elle expliqué. Actuellement, le recours à l’avortement est régi par une loi datant de 1985. Cette loi dispose que l’interruption de grossesse n’est autorisée qu’en cas de viol dans un délai maximum de douze semaines, en cas de malformation du foetus ou en cas de “danger physique ou psychologique” pour la mère. Cette dernière condition donne lieu de larges interprétations, et une certaine hypocrisie. En tout cas, le sujet est très sensible dans ce pays où l’influence de l’Eglise catholique est encore forte. Les militants anti-avortement se disent choqués par le projet de loi du gouvernement. Ainsi le président de l’association “Droit à la vie”, Ignacio Arsuaga. Selon lui, “cette loi ne répond à aucune demande au sein de la population”. Pour limiter le nombre de grossesses non-désirées et d’avortements, le gouvernement envisage aussi de libéraliser l’accès à la pilule du lendemain, qui serait en vente libre dans les pharmacies. Ce projet de loi doit maintenant être visé par les autorités judiciaires puis par le parlement.