DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Eurovision 2009 : entre paillettes et polémiques

Vous lisez:

Eurovision 2009 : entre paillettes et polémiques

Taille du texte Aa Aa

Tous les regards seront tournés vers Moscou demain, qui a le privilège d’organiser la finale de l’Eurovision 2009, évènement kitch mais toujours capteur de millions de téléspectateurs.

Mais déjà, les scandales et les polémiques viennent troubler la fête… Ainsi la Géorgie, dont on sait les rapports avec la Russie vient de claquer la porte: les organisateurs lui ont demandé de changer les paroles de sa chanson à cause d’un mauvais mot contre Poutine. Autre couac, les nationalistes russes n’apprécient pas que la représentante de la Russie vienne d’Ukraine, autre pays aux relations tendues avec Moscou. Mais c’est surtout le défilé de la Gay Pride demain qui a semé la pagaille. Au point que le groupe hollandais De Toppers a menacé de boycotter l’Eurovision s’il allait en finale, en cas de répression du défilé. “Il faut être positif, avec Shine, c’est le titre de notre chanson, nous voulons dire ça à l’europe, et à la russie : respectons-nous les uns les autres, quelque soit la religion, la race, ou l’orientation sexuelle.. On s’en fiche, vous savez…” Mais en russie, certains ne s’en fichent pas: en 2007, comme en 2006, les tentatives de Gay pride ont fini en affrontements avec les nationalistes déterminés à “soigner” les manifestants. Aujourd’hui pour les organisateurs, nouvelle douche froide: le maire de Moscou n’a pas autorisé le défilé. Et les Toppers ont été éliminés en demi finale… Et comme ça ne suffisait pas, le duo des deux israéliennes, la juive, Noa, et l’arabe Mira Awad, fait des vagues en Israel. C’est la première fois que l’Etat hébreu est représenté par une artiste arabe. Depuis l’opération militaire sur Gaza cet hiver, Mira Awad est une rénégate aux yeux de sa communauté, et le message de tolérance tombe à plat… Si la musique rapproche les peuples, les peuples ne lui rendent pas la tâche facile…