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Birmanie :début du procès d'Aung San Suu Kyi, l'UE hésite à davantage sanctionner la junte

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Birmanie :début du procès d'Aung San Suu Kyi, l'UE hésite à davantage sanctionner la junte

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Une prison en guise de tribunal, des accusations douteuses, 22 témoins à charge, et un rassemblement de soutien à peine toléré aux abords de la prison. Le procès d’Aung San Suu Kyi s’est ouvert ce lundi à Rangoon, en Birmanie.

L’opposante à la junte est accusée d’avoir violé les règles de son assignation à résidence en recevant pendant deux jours John Yettaw. Cet Américain a traversé à la nage le lac qui borde sa résidence. Cette étrange visite a débouché sur l’arrestation de la lauréate du prix Nobel de la paix à quelques jours de la fin supposée de son assignation à résidence. Aung San Suu Kyi risque cinq ans de prison. L’opposition birmane dénonce une manipulation de la junte pour l‘écarter du paysage politique avant les prochaines élections. Même sentiment au sein de la communauté internationale, à l’instar de l’Union européenne. Pourtant les 27 hésitent à durcir les sanctions contre la junte : “Je ne crois pas que de nouvelles sanctions aideraient à ce stade. Je crois que ce qu’il faut faire, c’est renforcer le dialogue avec les pays voisins de la Birmanie et bien entendu appeler très clairement le gouvernement à libérer Aung San Suu Kyi”, a réagi Benita Ferrero Waldner, commissaire européenne aux Relations extérieures. La Birmanie fait l’objet de sanctions économiques et diplomatiques de l’Union depuis 1996. Renforcées en 2007 après la répression de la révolte des moines, ces sanctions sont aujourd’hui les plus lourdes jamais imposées par les 27 à un pays tiers.