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Faut-il s'attendre à une désaffection dans l'Est de l'Europe ?

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Faut-il s'attendre à une désaffection dans l'Est de l'Europe ?

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La campagne pour les européennes est sur les rails en Bulgarie. A l’image des socialistes du Premier ministre Sergei Stanishev, la plupart des 13 partis ou coalitions en lice ont donné le coup d’envoi. Dans la foulée des européennes, il y aura les législatives du 5 juillet. Du coup, le scrutin européen fait office de test. Quoi qu’il en soit, il faut mobiliser. Et ici comme ailleurs, les sondages annoncent un taux de participation médiocre. 31% en Bulgarie, c’est un peu moins que la moyenne pronostiquée pour les Vingt-sept.

Dans les pays de l’Est, l’enthousiasme des premiers temps de l’appartenance européenne s’est dissipé. Mais d’un pays à l’autre, les pronostics sont très variables. La République tchèque devrait bénéficier de sa présidence européenne, avec un taux de participation de 46%, le plus élevé. En bout de liste, la Pologne, avec seulement 13%. La République tchèque sera-t-elle l’exception qui confirme la règle en Europe de l’Est ? L’analyste Piotr Maciej Kaczynski voit les choses d’un oeil plus positif : “il n’y a pas une désaffection démocratique, c’est plutôt un manque d’information et un manque de connaissances sur cette institution. Le Parlement européen, qu’est-ce que c’est ? Mais si vous regardez les taux d’approbation envers le Parlement européen, ils sont très élevés. Environ 80% des gens apprécient le travail du Parlement européen.” En Pologne, un politologue explique la très faible participation annoncée par l’héritage du communisme. La population n‘étant plus obligée d’aller voter, elle ne le fait plus. Reste à trouver une excuse pour les Européens de l’ouest…