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Opel : le gouvernement allemand "ne relâche pas la pression" face aux trois offres de reprise

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Opel : le gouvernement allemand "ne relâche pas la pression" face aux trois offres de reprise

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Qui dit mieux pour Opel? Des trois offres pour la reprise du constructeur automobile, le ministre allemand de l’Economie n’en est convaincu par aucune. C’est en tout cas ce qu’il a précisé ce dimanche même après que Fiat a essayé d’améliorer sa proposition.

L‘équipementier canadien Magna partirait favori. Mais la presse s’interroge sur le rôle du Kremlin dans l’offre de Magna qui inclut une entrée de la banque russe Sberbank au capital d’Opel. Sberbank est détenu par un milliardaire proche de Vladimir Poutine. Le patron de Fiat, Sergio Marchionne, a d’ailleurs fait indirectement allusion à une utilisation de la technologie allemande par la Russie en s‘érigant comme rempart à cet “exode”. Wolfgang Meinig, un expert allemand, doute des capacités financières de Fiat. “Fiat est une des entreprises en Europe qui a des dettes, et qui n’a pas de liquidités contrairement à la plupart des constructeurs automobiles allemands. Il a des milliards d’euros de déficit. Donc Fiat ne peut pas donner de l’argent ni pour Chrysler ni pour Opel”. Le ministre allemand de l‘économie a annoncé qu’une décision devrait tomber cette semaine. Il ne relâche pas la pression sur les candidats et estime que les trois offres comportent des insuffisances, tout en soulignant que la mise en faillite d’Opel restait une option. Mais à 4 mois des législatives, le gouvernement a intérêt à gérer le mieux possible ce dossier.