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Corée du nord : derrière les tests nucléaires, la question de la succession de Kim Jong-il

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Corée du nord : derrière les tests nucléaires, la question de la succession de Kim Jong-il

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Amaigri et le pas hésitant, Kim Jong-il faisait son retour triomphal au parlement nord-coréen en avril dernier. C‘était la première apparition publique du leader communiste depuis l’attaque cérébrale dont il aurait été victime en août 2008. Devant l‘élite dirigeante, il réaffirme son leadership deux jours seulement après le lancement de cette fusée à longue portée, vécu comme une provocation par la communauté internationale.

Le régime nord-coréen a une longue tradition de crises internationales provoquées à dessein, pour faire monter les enchères et négocier ensuite, en position de force. C’est l’interprétation de cet analyste américain : “Ils peuvent vouloir tester jusqu’où ils peuvent aller… ou au contraire faire une erreur de calcul dit-il. En ce qui concerne le risque d’incident nucléaire, je crois qu’il est très bas, mais le risque d’un incident conventionnel en mer avec la Corée du sud par exemple, lui est plus élevé.’” D’autres analystes y voient une opération de prestige du leader nord-coréen. A 67 ans, affaibli, Kim Jong-il chercherait à raffermir son emprise sur le pouvoir, et consolider le soutien à son régime, tant de l’appareil que de la population. avec comme objectif, d’assurer sa succession. Lui même avait reçu le pouvoir de son père Kim Il-sung, qui reste le “Président éternel”. Mais celui-ci avait désigné publiquement son fils comme héritier, tandis que Kim Jong-il garde le silence et entretien le doute. Mais depuis des mois, la rumeur court que le dauphin de la dynastie communiste de Pyong Yang serait le fils cadet de Kim Jong-il, dont on ignore presque tout, aucune photo de lui adulte n’est connue. Son nom c’est Kim Jong-un, son âge est incertain, il serait né en 1983 ou l’année suivante, il est le troisième fils de Kim Jong-il. On ignore le statut exact de sa mère, épouse officielle ou maitresse. Eduqué en Suisse, il parlerait l’anglais et l’allemand, aurait un caractère impitoyable et serait doué pour diriger. “Je ne peux rien vous dire” répondait le fils ainé de Kim Jong-il, lorsque les journalistes l’interrogeaient au mois de janvier à l’aéroport de Pékin. Le secret de l’héritier est bien gardé.