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La fête nationale prise en otage par l'opposition en Géorgie

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La fête nationale prise en otage par l'opposition en Géorgie

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Plus de 50 000 de ses sympathisants se sont rassemblés dans ce stade de Tbilissi. Comme le font les supporters de foot quand ils veulent renvoyer l’entraîneur, ils ont agité des mouchoirs blancs pour réclamer une nouvelle fois la démission du président.

Ancienne alliée de Mikhaïl Saakashvili pendant la “Révolution de la rose” en 2003, Nino Burjanadze est sûre de son fait. “Aujourd’hui est un jour très important, voyez combien de gens sont venus ici dans ce stade, dit-elle. Ces gens attendent de réels changements dans ce pays et nous obtiendrons ces changements, nous les réaliserons très bientôt !” Pas de parade militaire pour célébrer le 18ème anniversaire de l’indépendance, l’opposition ayant menacé de la perturber. Le président Saakashvili a préféré se rendre dans un cimetière où reposent les soldats tués l‘été dernier dans la guerre-éclair avec la Russie. “Ces hommes sont morts hier mais ils ont assuré notre avenir et tous ensemble, il nous faut travailler à la construction de notre avenir, a-t-il lancé. Longue vie à l’indépendance de la Géorgie ! Longue vie à notre combat pour un brillant avenir ! Nous allons poursuivre et gagner ce combat !” L’opposition reproche notamment à Mikhaïl Saakashvili d’avoir mal géré la guerre avec la Russie qui s’est soldée par la reconnaissance par Moscou de deux républiques séparatistes géorgiennes, l’Ossétie du sud et l’Abkhazie.