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Les négociations sur l'avenir d'Opel dans l'impasse

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Les négociations sur l'avenir d'Opel dans l'impasse

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Une nuit entière de négociation n’a guère fait avancer le dossier de la reprise du constructeur automobile allemand Opel, filiale du géant américain General Motors, lui-même au bord de la faillite. Le gouvernement allemand a même publiquement qualifié de “scandaleuse” la position de son homologue américain et celle de General Motors qui, au dernier moment, lui a réclamé une aide supplémentaire.

“On a été très surpris d’entendre General Motors nous demander une somme aussi considérable, 300 millions d’euros, et ce, à très court terme, a précisé le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück. Ce sujet nous a occupé toute la nuit, il a largement contribué à ce que les discussions se prolongent aussi tard.” Une nouvelle réunion doit se tenir vendredi pour tenter de départager les deux derniers candidats à la reprise d’Opel : le constructeur automobile italien Fiat et l‘équipementier canadien Magna. “Magna ou Fiat ? Quel est le meilleur ? Il faudra de toute façon travailler avec l’un des deux”, commentait, fataliste, un salarié, jeudi matin. “L’un ou l’autre, qu’est-ce que cela change, poursuivait un autre. Il y aura de toute façon des suppressions d’emplois.”

25 000 personnes travaillent en Allemagne chez Opel, réparties sur quatre sites industriels. L’enjeu est donc énorme en termes d’emplois. Il l’est aussi sur un plan politique, alors que les deux partis au pouvoir, conservateurs de la CDU et sociaux-démocrates du SPD, vont s’affronter dans quatre mois aux élections législatives.