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Elections législatives délicates en Ossétie du Sud

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Elections législatives délicates en Ossétie du Sud

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Les électeurs d’Ossétie du Sud se choisissent un nouveau parlement. Mais dans cette province séparatiste, neuf mois après le conflit avec la Géorgie, la situation est délicate. L’opposition la plus radicale a été exclue du scrutin par la commission électorale centrale. Elle appelle donc au boycott et accuse le président, le leader séparatiste Eduard Kokoity, de vouloir conserver ses alliés au parlement pour pouvoir changer la Constitution et briguer un troisième mandat en 2011. Autre problème qui vise indirectement Kokoity: depuis la fin de la guerre, la Russie n’a versé qu’un dixième de ce qu’elle avait promis à l’Ossétie du sud. L’opposition et la population contestent l’utilisation des fonds de Moscou, parlent de gaspillage. Et le Kremlin s’en inquiète. Il a arrêté ses paiements et veut mettre en place un mécanisme de contrôle en Ossétie du Sud.

Comme beaucoup d’habitants de la capitale Tskhinvali, cet homme “attend des changements radicaux de ces élections. Il dit espérer que la reconstruction de la ville commence enfin, et que le parlement travaille plus efficacement, d’une manière plus productive.” Autre point de contestation de l’opposition, les listes électorales d’Ossétie du Sud affichent toujours 52 000 électeurs, alors que des milliers ont fui la province depuis la guerre de 5 jours en août dernier avec la Géorgie. Des bureaux de vote ont été ouverts en Ossétie du Nord voisine et à Moscou à destination de la diaspora, mais l’OSCE n’a envoyé aucun observateur. L’indépendance de l’Ossétie du sud n’a été reconnue que par la Russie, à qui elle doit presque tout, et par le Nicaragua.