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General Motors : les raisons d'une faillite

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General Motors : les raisons d'une faillite

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La désaffection des clients pour les grosses cylindrées fabriquées par General Motors s’est fortement accentuée avec la montée des cours du pétrole durant l‘été 2008. A partir de là, les profits du géant de Detroit ont commencé à s’effriter avec la forte baisse du chiffre d’affaires.

La forte hausse des prix à la pompe s’est rapidement doublée d’une raréfaction du crédit qui a fait fuir les clients. Si vous avez des difficultés à obtenir un crédit pour acheter une voiture, vous ne l’achetez pas. Les stocks de voitures se sont alors étalés sur les parkings sans fin des usines du groupe. En 2008, les ventes mondiales de General Motors sont passées de 9,370.000 à 8 millions 300.000 et le constructeur, déjà dépassé par le japonais Toyota en tant que N°1 mondial, a perdu plus de 30 milliards de dollars l’an dernier. La grande grève de Flint en 1998 va donner aux salariés de General Motors une couverture sociale et une caisse de retraite uniques aux Etats Unis pour un groupe de cette taille. Mais c’est ce qui va plomber les comptes du constructeur américain quand à partir de 2005 il devra réduire fortement ses coûts. Champion des grosses cylindrées, General Motors n’a pas vu à temps venir la nouvelle crise pétrolière et ses effets désastreux, conjugués à ceux de la raréfaction du crédit et de la désaffection du public pour les voitures polluantes. Le nouveau General Motors n’aura plus que quatre marques dans son portefeuille : Cadillac, Pontiac, GMC et la marque Buick pour la Chine. Abandonnés les 4×4 style Hummer qui ne se vendent plus. La désertification industrielle automobile débutée depuis plusiquers années dans le Michigan autour de Detroit va se poursuivre ailleurs aux Etats Unis et au Canada oú General Motors va fermer un tiers de ses usines. Les salariés de GM : 330.000 en 2006 ne seront plus que 200.000 à la fin de l’année.